Le froid arrive, alors on a tendance à fermer les fenêtres plus souvent et à ne pas aérer nos maisons, et pourtant il faut changer régulièrement l’air de nos intérieurs. Une solution existe : habillez vos maisons de plantes !

Il y a 20 ans, le Dr William Wolverton, un spécialiste américain des sciences de l'environnement à la NASA affirmait que les plantes d'intérieur sont de formidables agents de dépollution de nos intérieurs. Les premiers travaux de cet américain ont été vérifiés par de nombreuses équipes de chercheurs à travers le monde. Tous sont unanimes : certaines plantes d'intérieur éliminent des produits chimiques présents dans l'air et notamment le formaldéhyde, le benzène et le trichloroéthylène. Ces produits chimiques sont générés par la détérioration des isolants anciens par exemple mais aussi par l'utilisation de solvant ou de produits d'entretien ammoniaqués, de la fumée de cigarette...
Les conclusions des recherches menées sur le sujet insistent sur le fait qu'une seule plante n'élimine pas tous les types de polluants. Différentes plantes doivent donc être utilisés pour une action dépolluante complémentaire :
Areca : Le palmier d'Arec (chrysalidocarpus lutescens) absorbe efficacement le xylène et le formaldhéhyde présents dans l'atmosphère. A conseiller pour les pièces fraîchement repeintes. Pas de soleil direct.
Anthurium : L'anthurium (anthurium andreanum) absorbe notamment l'ammoniac présent dans la cuisine. Il apprécie les ambiances humides et les sols contenant de la terre de bruyère. Brumisez régulièrement ses feuilles robustes et vernissées.
Azalée d’intérieur : L'azalée (rhododendron indicum) absorbe les vapeurs d’ammoniac des détergents pour sols, le xylène et le formaldhéhyde. Couverte entre septembre et mai de belles fleurs roses. Lumière indirecte à 18° C maximum durant la floraison.
Chlorophytum : ou phalangère, ou « plante araignée » (chlorophytum comosum). Effet dépolluant contre les solvants des peintures et des colles (toluène, formaldéhyde). Capte aussi le monoxyde de carbone et le xylène. Plante robuste et prolifique, parmi les plus appréciées des plantes d'intérieur.
Dracaena : Dracaena fragrans absorbe formaldéhyde et benzène (notamment celui dégagé par la fumée de cigarettes). Capte aussi xylène et trichloréthylène. Formé de troncs sur lesquels poussent les rosettes de feuilles, il s'avère idéal dans les chambres où il poussera tout en hauteur.
Ficus : Appelé aussi "figuier pleureur", le ficus benjamina capte le formaldéhyde, le xylène et l'ammoniac. C'est un petit arbre élégant facile à conserver dans une pièce bien éclairée.
Fougère de Boston : Nephrolepis exaltata 'Bostonienis' fait partie des meilleures plantes dépolluantes. Absorbe très bien le formaldhéhyde et le xylène, en raison d'un cycle absorption / rejet d'eau assez important. Une belle fougère décorative, aux frondes retombantes, découpées et ondulées. A placer dans une pièce fraîche en lumière tamisée.
Lierre : Le lierre (hedera helix) filtre le formaldéhyde, le toluène, le trichoréthylène ainsi que le monoxyde de carbone dégagé par les appareils de chauffage. Cultivé en suspension, il peut être placé dans toutes les pièces de la maison : cuisine, salle de bains, chambre à coucher...
Philodendron : Le philo rouge (philodendron erubescens) est le plus efficace de la famille pour épurer l'air de son formaldhéhyde. Utile donc si le mobilier est formé de panneaux de particules. Se plait également dans l'humidité des salles de bain.
Pothos : Le pothos (scindapsus aureus) absorbe vaillamment le monoxyde de carbone, mais également toluène, benzène, hexane et formaldhéhyde. Parfait pour un coin bricolage. Evitez la chambre des enfants : sa sève irrite la peau.
Spathiphyllum : La « fleur de lune » (spathiphyllum) est un dépolluant très efficace. Il absorbe quantité de composés organiques volatils contenus dans les colles, peintures, vernis et mastics utilisés en aménagement intérieur. Ses fleurs blanches ont le bon goût de s'épanouir presque toute l'année et il se contente de peu de lumière.
Les spécialistes estiment que l'efficacité maximum est obtenue par un minimum de une plante par 9 m2. La multiplicité des plantes et leur grosseur assurent un résultat proportionnellement plus important. Les plantes peuvent être installées dans toutes les pièces y compris les chambres. En effet, malgré une idée reçue, le rejet en monoxyde de carbone la nuit par les plantes d'intérieur est négligeable en comparaison à la quantité d'oxygène rejetée dans la journée.
A savoir aussi, les petits cactus vierges agissent contre les ondes électromagnétiques des ordinateurs, donc n’hésiter pas à en placer un dans votre bureau à côté du PC !