Bientôt l’arrivée de 3 bébés chez mes amis, alors cette semaine je vais traiter des produits utilisés pour ces bout’chous.
Phase 1 et pas des moindres : les couches !
Dans les 1ères années de sa vie, un bébé utilise 6 changes par jour soit plus de 5 500 couches, ce qui correspond à 1,4 tonne de déchets non biodégradables. L’invention des couches jetables dans les années 60 a fait le bonheur de beaucoup de mères mais moins celui de la planète !
Une couche portée seulement quelques heures met entre 300 et 500 ans pour se décomposer. L’accumulation pose un problème de place (les couches représentent 1,4 % des déchets solides à traiter) dans les décharges et sont sources de contamination du sol et des nappes phréatiques. Les usines de recyclage des couches sont encore très rares.
La fabrication pose aussi problème, elles sont faites à partir de coton dont la culture est polluante (pesticides) mais aussi de plastique (fabrication énergétivore en eau et en énergie) et de cellulose qui permet de diriger le liquide au centre de la couche (elle provient de sève de pin, il faut 4,5 arbres pour les couches d’un bébé de 0 à 2,5 ans. Pour les rendre de plus en plus performantes, des produits chimiques qui peuvent être dangereux pour la planète mais aussi pour le bébé.
Quelles sont les alternatives ?
Les couches lavables

La fabrication demande 3,5 fois moins d’énergie, 8 fois moins de matières premières non renouvelables et génèrent moins de déchets que les couches jetables, de plus elles sont plus économiques à long terme (des couches jetables sur 2 ans coûtent 1 400 euros contre une moyenne de 400 euros pour les couches jetables). Aujourd’hui ces couches lavables sont loin de ressembler aux langes d’antan, on en trouve à Paris dans les boutiques « Bébés en vadrouille » (voir le site http://www.bbenv.com/) ou sur http://www.bebe-au-naturel.com.
Il existe tout de même quelques inconvénients : il faut les laver donc utilisation d’eau et d’énergie et elles sont faites en coton, une culture polluante à cause des pesticides utilisés. Vous trouverez donc de plus en plus des couches en coton bio (plus chères !) ou en bambou (culture moins polluante que le coton) ; l’une des marques phare est Popolini (http://www.natiloo.com/couches-lavables-c-16.html?utm_nooverride=1&gclid=CNOoi5zkmZUCFRdatAod8S81Xg , http://www.lemondedelea.fr/popolini-m-11.html )
Ces couches sont réutilisables 200 fois et les fibres naturelles qui les composent disparaissent en 6 mois une fois jetées. Les selles sont récupérées dans un voile en papier et peuvent être jetées directement dans les toilettes ce qui évite de les retrouver dans les décharges (ce qui favorise le développement de bactéries).
Comme les couches jetables peuvent être plus pratiques (surtout à l’extérieur), dans ce cas n’hésitez pas à alterner jetable et lavable selon le moment et l’âge de l’enfant.
Les couches écologiques
Si les couches lavables vous rebutent pour des raisons d’utilisation et de praticité, il existe depuis peu des couches écologiques (encore rares mais en développement). Elles sont garanties sans TBT et autres substances toxiques, ne sont pas blanchies au chlore et faites de matières naturelles sans OGM issues de la culture biologique et les emballages sont en matières biodégradables. Mais elles restent plus chères que les couches standarts (32 centimes par couche contre 27 centimes pour les traditionnelles). Pour le moment c’est la marque allemande Moltex qui en fabrique, vous en trouverez dans les boutiques Biocoop ou sur http://www.natiloo.com/couches-bio-c-18.html?utm_nooverride=1&gclid=CIi5idrnmZUCFQFbtAodb2ACYA ou http://www.mondebio.com/index.php?fabID=&content=search&critere=couches&x=0&y=0&type=nom&varpub=1_2013&gclid=CLDG8-bnmZUCFQlStAodwHmQYQ.
Sinon aux USA une nouvelle couche est développée et arrivera j'espère en France, les couches jetables dans les WC. Ce sont des couches composées d’une culotte en tissu coloré et d’une sous-couche qui se jette dans les toilettes ou encore en compost dans le jardin si elle ne contient que de l’urine (elle se décomposera en 100 jours). La sous-couche est faite en cellulose non blanchie au chlore et issue de forêts gérées selon les conditions du développement durable. Vite que cela arrive en France !
