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Phase 2 : Nourrir bébé
De 0 à 6 mois : l’allaitement
Depuis l’invention des laits infantiles, les mères sont amenées à se poser la question : dois-je allaiter ou donner le biberon ? Est-ce que j’ai assez de lait pour allaiter ? Que dois-je manger pour un meilleur allaitement ? etc

Les avantages de l’allaitement :
- Le lait maternel est facile à digérer et les intolérances n’existent pas.
- Il protège votre bébé contre de nombreuses infections en lui apportant les anticorps maternels, ce qui non seulement protège son système immunitaire mais aussi le construit.
- Avec le lait maternel, votre bébé ne risque pas l’allergie aux protéines de lait de vache.
- Le fer contenu dans le lait maternel est bien absorbé.
- Son goût varie en fonction de votre alimentation et sa composition change au cours de la tétée. Au début de la tétée, le lait est composé de beaucoup d’eau et de sucre puis le sucre fait place à la graisse.
- De plus cela apporte un contact, une chaleur qui permet de tisser un lien profond et unique
L’allaitement est également profitable à la mère, car il favorise le retour à la normale de l’appareil génital : il déclenche un réflexe qui provoque des contractions utérines (non douloureuses). L’OMS le recommande à nouveau depuis 2005. Il est dit aussi que cela prévient les cancers du sein. Et enfin l’allaitement est plus naturel et écologique (pas de traitements, pas d’emballages ni de préparation).
Pour plus de renseignement sur l’alimentation de la mère lors de l’allaitement, voici un article intéressant : http://www.quebechebdo.com/article-68217-Limportance-de-lalimentation-lors-de-lallaitement.html
Au cas où vous devriez opter pour le biberon, choisissez plutôt un lait infantile bio car les produits n’auront pas d’éléments toxiques et de pesticides et conserveront les vitamines et minéraux nécessaires. Vous en trouverez sur http://www.bebe-au-naturel.com/accessoires,le-repas,eveil,page,boutique,mod,boutique,bio,431.fr.html, http://www.babybio.fr/produits.html?xtor=SEC-24&bi_tracked=1 ou http://www.natiloo.com/alimentation-bebe-lait-infantile-c-2_21.html
Il existe aussi une gamme de lait infantile bio à Carrefour.
Après 6 mois : les premiers repas

A partir de 6 mois, il est nécessaire de diversifier l’alimentation de l’enfant, autant pour son développement que pour son éducation gustative. Ses besoins nutritifs augmentent et son système digestif peut recevoir des aliments plus consistants. L’idéal est de préparer soi-même des bouillies ou purées maisons avec des produits frais, mais par manque de temps les mamans achètent des pots préparés. Mais attention aux produits industriels, même si la réglementation est très stricte, il peuvent contenir des émulsifiants, des conservateurs, des épaississants… Il est alors préférable d’opter pour les produits bio qui garantissent l’absence d’éléments chimiques, la conservation des saveurs et des qualités nutritionnelles. Varier l’alimentation par étapes successives pour former son goût, faites évoluer les textures (aliments mixés, écrasés puis en petits morceaux) et éviter le sucre, le sel et les saveurs trop relevées.
Pour les produits bio, visitez les sites http://www.natiloo.com/alimentation-bebe-c-2.html ou http://www.babybio.fr/
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Nous consommons beaucoup (trop) d’eau en bouteille, quelle soit minérale ou de source, gazeuse, parfumée… En 2004 nous avons consommé 154 milliards de litres d’eau minérale dans le monde. Ce qui peut paraître amusant c’est que les pays les plus consommateurs sont ceux qui possèdent des infrastructures délivrant une eau de qualité, propre à la consommation, et sans risque pour la santé. A savoir que l’eau minérale est plus chère que l’essence et que sa consommation trop régulière peut s’avérer nocive (il est conseillé de changer de marque pour éviter d’ingurgiter trop des mêmes minéraux).

Mais surtout, la consommation d’eau en bouteille pose un véritable problème écologique. Son emballage et son transport sont la source d’une importante consommation d’hydrocarbures. La production des emballages, à elle seule, génère annuellement 2,7 millions de tonnes de plastique. Le recyclage, obligatoirement par incinération, n’est guère mieux, il produit du gaz et surtout des cendres, qui contiennent des métaux lourds. Quant à la biodégradabilité, 1000 années seront nécessaires. Enfin, l’extraction toujours croissante fait fondre les débits des sources et les réserves.
L’eau du robinet est environ 300 fois moins chère que l’eau en bouteille et disponible à domicile ! Mais certains peuvent lui reprocher son goût et sa qualité. Il faut savoir que l’eau est extrêmement surveillée. Selon un rapport de l'Académie de médecine publié en novembre 2006, l'eau du robinet est de "très bonne qualité". La preuve, elle subit une série de traitements et est contrôlée chaque jour.
Reste que pour une sécurité maximale, il est important de connaître ces 3 gestes simples :
1» Ne conservez pas vos carafes d'eau plus de 2 jours.
2» Lorsque vous faites couler de l'eau du robinet pour boire ou faire la cuisine, faites-la couler quelques instants afin de ne pas consommer l'eau qui a stagné dans les canalisations. D'autant plus le matin, ou après une longue période d'absence.
3» Si vous avez besoin d'eau, par exemple pour faire cuire des pâtes ou des légumes, pour faire le café ou encore pour préparer un biberon, n'utilisez pas d'eau chaude. En effet, l'eau chaude qui a stagné dans les canalisations peut s'altérer. En revanche, vous pouvez utiliser de l'eau froide en toute sécurité.
Sinon pour atténuer le goût chloré, vous pouvez laisser reposer l'eau dans une carafe pendant une heure pour qu'elle s'aère. Vous pouvez aussi utiliser des carafes filtrantes.

Mais il ne faut pas oublier non plus que l’eau du robinet a un prix, justement pour la rendre accessible à tous (en tout cas dans les pays riches) et de bonne qualité, ne la gâcher pas. Même si on peut penser que dans les pays comme la France, elle est inépuisable, son traitement est très coûteux…
Si vous souhaitez plus d’information, cette lien est très intéressant :
http://www.linternaute.com/acheter/dossier/eau/eau-robinet/eau-robinet-eau-minerale.shtml
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Avant tout voici les doses moyennes journalières recommandés : 50g de protéines 70 à 80 g de lipides 300 g de glucides (sucres lents) 40 g de fibres (la consommation actuelle est de 25 g) 2,5 à 3 litres d'eau 1 g de calcium 1 g de chlore 10 mg de fer 0,35 g de magnésium 0,8 g de phosphore 1 à 2 g de potassium 1 g de sodium 1 mg de vitamines B1 1,5 mg de vitamines B2 100 mg de vitamines C
Les aliments à favoriser : - Légumes et légumineuses comme aubergines, asperges, céleri, épinard, haricot, pois chiches, lentilles - Les fruits comme citron, fraise, framboise, pomme, poire... sans limites ! Toujours de saison, de production locale, à bonne maturité (au moins 5 portions par jours) - les féculents comme le pain, les pâtes et riz (complets) pommes de terre (idéalement 1 petite portion par repas) mais aussi les céréales et leur dérivés comme le couscous, polenta... les quantités des féculents sont en fonction des besoins du corps (âge, sexe, effort physique à fournir) - les oléagineux insaturés comme les huiles végétales insaturées, noisettes, noix, amandes
Les aliments à consommer raisonnablement : - le poisson, fruits de mer (cf note précédente pour les choisir) - les fromages et produits laitiers (surtout yaourts) - oeufs - chocolat (bio et équitable) - viande (bio, de provenance locale, à consommer maximum 1 fois / jour) - les boissons alcoolisées comme le vin, cidre, bière bio
Les aliments à consommer ocasionnellement : - en général les produits trop sucrés, trop salés, trop gras et faits industriellement - le pain blanc (à cause du raffinage) - charcuteries, saucisses (graisses cachées) - frites, fondues, raclettes ( trop gras) - sucres blancs, en poudre (raffinage) préférer le sucre de canne bio et équitable - gâteaux apéro (chips, cacahuètes ... trop caloriques) - glaces (raffinage et congélation polluante) - aliments en conserves, préparés, en barquettes... (perte de valeur nutritive, ajouts conservateurs, emballages...) - boissons sucrées, jus de fruits sucrés (coca, sprite...) - alcools blancs (caloriques)
A savoir : - plus les transports sont longs, plus il y a perte de vitamines C (très fragiles) - la cuisson entraine la perte aussi d'une partie des vitamines (environ 20 à 50% de vitamine B1 et 80% de vitamine C selon le temps de cuisson) petite astuce : le jus de cuisson est un très bon concentré de vitamines (le fameux bouillon de légumes !), conservez-le et cuisez vos féculents dedans.
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On entend les publicitaires vanter les mérites du lait surtout pour aider les enfants à grandir ! Or il existe une polémique autour du lait de vache.

Le lait possède de la vitamine D et du calcium qui améliorent la qualité des lipides sanguins, maintiennent la santé osseuse et préviendraient certains types de cancer. Mais selon certaines études, la consommation en grande quantité de lait provoquerait une acidification du sang, que l'organisme compenserait avec une substance tampon en déstockant le phosphate de calcium, pour rétablir le bon pH. Le phosphate de calcium entrant pour une bonne part dans la constitution des os, cela provoque une ostéopénie qui devient peu à peu une ostéoporose (baisse généralisée et progressive de la quantité de tissu osseux. La trame protéique est raréfiée, augmentant le risque de fractures). Le lait est la 1ère source d'allergies alimentaires et respiratoires. Il peut déclencher des maladies comme les rhumatismes, la calcification artérielle, le diabète et l'obésité. Sans oublier que la production du lait animal est source de pollution avec l'élevage.
Les vertus du lait se retrouvent dans d'autres aliments meilleurs pour la santé comme les fruits secs, les choux, les produits céréaliers qui possèdent du calcium végétal, du silice et du phosphore (qui favorisent une bonne constitution oseuse). Le lait animal peut être remplacé par le lait végétal comme le lait de soja, de châtaigne, de riz, de noisette ou d'amande (sans soja, sans gluten, sans sel ni saccharose ajouté, sans colorant mais surtout...sans cholestérol).
 Les laits végétaux possèdent les mêmes vertus mais sont beaucoup moins gras et sans lactose (qui provoque les allergies). Ils sont aussi beaucoup plus digestes. Bon j'admet que nous avons été habitué depuis toujours au lait de vache et que les laits d'origine végétale ont un goût très différent ! Le lait de soja peut paraître fade et le lait d'amande très fort en goût. Pour ma part j'utilise ces laits dans des préparations type gâteaux. Il existe aussi des laits de soja à boire au parfum vanille pour donner du goût !
L'idée quand même est de réduire sa consommation de lait de vache en favorisant à ce moment là les yaourts et fromages (le lait fermenté crée des vitamines). Préférez les laitages de brebis et de chèvre. Pour les enfants il est préférable de leur donner du lait de noisette ou châtaigne et d'éviter le lait de soja qui perturbe le développement hormonal. Il ne faut pas hésiter à habituer les tout-petits aux laits d'origine végétal dès le 6ème mois.
De manière générale, il faudrait que les laitages ne constituent que 5% de l'alimentation globale. Et puis si vous voulez continuer à consommer du lait, prenez-le bio !
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Qui n'a jamais mangé cette petite bête marine à la chair tendre et rose ? Si cela peut paraître surprenant la crevette est devenu un aliment très prisé dans le monde (4 millions de tonnes sont vendus chaque année).
Mais la pêche industrielle à la crevette implique de nombreux désagréments pour la planète :

- destruction de l'écosystème car les filets emportent toutes les espèces sur leur passage (cette pêche est responsable de 1/3 de tout ce qui est pêché puis rejeté à la mer alors que les crevettes représentent 2% des espèces marines vendues !)
- le transport de la crevette et des poissons en général génère beaucoup de pollution. 72% des crevettes vendues en europe viennent d'Asie.
Le plus drôle : les crevettes pêchées en Norvège voyagent jusqu'au Maroc pour y être décortiquées puis reviennent en Europe pour être consommées !
Donc il faut vraiment réduire notre consommation de crevettes, les privilégier peut-être seulement pour les fêtes et grandes occasions !
RAPPEL : comme pour les légumes et viandes, privilégiez les poissons frais vendus au rayon poissonnerie et évitez au maximum les poissons congelés (la congélation génère beaucoup de pollution) et ceux sous emballage !
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Les nutritionnistes conseillent de manger plus de poisson pour remplacer la viande car ils contiennent des oméga 3 et moins de graisses saturées donc meilleurs pour la santé. Du poisson oui mais pas n'importe lequel ni n'importe comment !
La consommation de poisson s'est grandement multipliée depuis ces 30 dernières années. En France nous mangeons 29 kg de poissons et crustacés par personne et par an, et pour 58% nous les achetons en grandes et moyennes surfaces. Cependant cette surconsommation a entraîné une surexploitation des ressources marines. La surpêche industrielle cause actuellement divers dégâts :
 - la disparition progressive de certaines espèces (les plus convoitées et populaires dans nos assiettes). Par exemple le cabillaud est pêché à 90% avant ses 2 ans (il vit jusqu'a 40 ans) c'est-à-dire avant sa maturité sexuelle, résultat plus de reproduction donc si rien ne change extinction de l'espèce à l'horizon 2020. Autre exemple : les stocks mondiaux du marlin, thon et espadon ont diminué de 90% en 50 ans.
- la destruction des richesses marines car les filets ne trient pas. Par exemple pour pêcher 1 Kg de crevettes, 10 Kg de poissons, tortues sont pris avec et sont rejetés mort dans la mer. Un moment il y a eu le problème de la mortalité croissante des dauphins à cause de la pêche du thon mais cela vient d'être strictement réglementé heureusement par un programme international de protection des cétacés.
- la pollution causée par les chalutiers et par le transport des poissons
L'aquaculture et pisciculture : ce sont des solutions trouvées pour pallier à la diminution des espèces marines. Ainsi 95 % du saumon concommé provient de l'aquaculture.

Mais comme pour l'agriculture intensive cela entraine des conséquences néfastes :
- utilisation de produits chimiques polluants - utilisation d'aliments industriels, la plupart des farines issues de poissons sauvages ! Il faut savoir qu'il faut 3 à 7 kg de poisson sauvage pour nourrir 1 kilo de poisson d'élevage donc l'élevage accélère paradoxalement la diminution du stock de pleine mer. - utilisation de traitements médicamenteux pour lutter contre les parasites, et de colorants synthétiques comme la canthaxantine (interdite dans l'alimentation de l'homme car pouvant provoquer la cécité chez les enfants) pour donner une couleur rosée au saumon (et cela pour plaire aux "yeux" des consommateurs) alors que le saumon sauvage a plutôt une chair pâle.

Comment acheter son poisson ?
- favoriser les labels : le plus répandu mais moins courant en France le label MSC instauré par l'ONG WWF et UNILEVER (1er acheteur mondial de poisson au monde).

Il sert à protéger les ressources marines mondiales avec un programme obligeant l'entreprise de pêche à ne pas faire de supêche, à préserver le fonctionnement, la diversité et la productivité de l'écosystème et à respecter les réglementations locales et internationales. Certains produits labellisés MSC sont vendus à ED et Monoprix. Le label Rouge qui assure une qualité supérieure au produit. Le label AB qui assure le respect de l'environnement, de l'animal et du consommateur (interdiction des farines animales ou de OGM)
- favoriser les poissons qui ne sont pas en voie d'extinction, par exemple il faut éviter (sauf si labellisés) le cabillaud (à remplacer par le colin ou le lieu), le merlu européen, l'empereur, le grenadier, le sabre, le bar sauvage, la sole, la raie et la crevette rose. Vous pouvez privilégier les crustacés, le saumon du Pacifique, l'anchois... De manière générale, variez les espèces de poissons. Pour trouver une liste des poissons à consommer ou non, je vous conseille le guide créé par Greenpeace : http://www.greenpeace.org/france/press/reports/et-ta-mer-t-y-penses (il est téléchargeable).
- il faut faire attention aussi à la taille des poissons, évitez de les prendre trop petits car cela veut dire qu'ils ont été pêchés avant leur maturité sexuelle ! Des ONG ont dicté les tailles minimales de chaque espèce apte à la consommation (cf le guide de Greenpeace)
- privilégier les produits locaux - ne pas hésiter à demander au poissonnier la provenance du poisson, si c'est sauvage ou d'élevage.
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Nous avons vu qu'il faut acheter des produits de préférence locaux et de saison. Mais la France ne peut pas produire tous les aliments, et nous avons pris l'habitude de manger des produits exotiques comme des kiwis, mangues, bananes, ainsi que du thé ou du café... alors faut-il arrêter de consommer ces aliments venus des pays chauds ? Ca serait evidemment l'idéal pour l'environnement mais dur de s'en priver ! Dans ce cas, je vous conseillerai fortement de choisir l'alternative "commerce équitable" ! A moindre mal, au moins vous favorisez le social. Et si en plus le produit est bio, que demander de plus !
Mais qu'est-ce que le commerce équitable ? C'est un commerce parallèle au commerce classique qui souhaite favoriser les échanges Nord-Sud dans de meilleurs conditions pour les petits producteurs locaux. Ainsi les matières premières sont achetées à un prix non marchandé afin de permettre au producteur de vivre décemment voire de développer son activité. Des conseils en gestion, comptabilité sont même dispensés pour aider au mieux l'agriculteur à se gérer seul. La production se fait dans le respect de l'environnement et des hommes (meilleurs conditions de travail, pas de travail par les enfants...). Aujourd'hui certaines marques essaient de faire réaliser la transformation des matières premières au même endroit pour mieux aider le producteur et éviter la multiplication des transports. Même si commerce équitable ne veut pas dire forcément produit bio, généralement vous trouverez les produits avec les 2 labels !
 C'est Max Havelaar qui certifie le respect de la charte "équitable" aux marques. Pour plus d'informations : http://www.maxhavelaarfrance.org/

Vous trouverez tous les produits souhaités au label "équitable" : le chocolat, café, jus de fruits, thé, fruits et légumes éxotiques...

Mais nous verrons que le commerce équitable ne concerne pas seulement les produits alimentaires mais aussi les objets (mobilier, vêtements, bijoux...).
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logo Agriculture biologique certifiée valable en France
logo agriculture bio certifiée pour l'europe
ECOCERT est un organisme de contrôle et de certification, dont l’activité est à ce titre encadrée par les Pouvoirs Publics et la législation. Il contrôle l'agriculture.
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Nous avons vu que l'industrie agro-alimentaire était mauvaise pour l'environnement, mais aussi pour notre santé ! Savez-vous que nous avalons chaque année 1,5 kg d'engrais chimiques ? Dans nos aliments transformés comme les gâteaux, les jus de fruits, les préparations prêtes à l'emploi... souvent nous pouvons lire sur les étiquettes les E... (E110, E472...), les colorants. Ces substances chimiques sont suceptibles d'être allergisantes et cancérigènes.
étiquette de gâteaux à l'abricot industriels
Une solution à l'alimentation industrielle : le bio ?
Cette agriculture est fondée sur le respect des cycles biologiques et de l'environnement avec le refus de l'utilisation d'engrais chimiques et de pesticides ou d'herbicides de synthèse ainsi que des OGM. Fini l'image du hippi mangeant des graines et du lait de soja ! Le bio a le vent en poupe.
D'après des études réalisées par l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des aliments (AFSSA), les produits bio contiennent moins d'éléments nocifs (nitrates, pesticides...) et sont un peu plus riches en éléments bénéfiques (fer, vitamine C, magnésium...) donc a priori meilleurs pour la santé ! Attention bio ne veut pas dire diététique, il faut toujours contrôler les quantités et la variété des apports nutritionels. En France le label AB garanti que les produits alimentaires contiennent au moins 95% d'ingrédients issus de l'agriculture biologique. Aujourd'hui beaucoup de produits sont proposés en bio : pain, légumes et fruits, viandes, sucres et farines, pâtes et riz, confitures,du lait...

étiquette gâteaux au chocolat et quinoa bio
Ce qui reste le principal frein est le prix. Effectivement les coûts de production sont encore élevés du fait des rendements moindre, de la nécessité d'une main-d'oeuvre plus importante. Mais il faut savoir que l'agriculture intensive est largement subventionnée (les aides représentent 27 milliards d'euros par an en France) ce qui lui pemet aussi de réduire les prix. Je pense que l'Etat devrait revoir son système d'aide surtout quand l'on sait que l'agriculture biologique pourrait créer de l'emploi ! Et puis vu la hausse des prix continuelle en grande surface, bientôt l'écart entre le bio et les produits industriels va se réduire de plus en plus.
Quelques enseignes du bio :
Naturalia : chaîne installée uniquement en Ile-de-France depuis 1970, créee par un couple d'agriculteurs revendus à 4 actionnaires en 98. 36 magasins
Biocoop : 300 magasins en France depuis 1986. A l'origine c'est un regroupement de consommateurs et de producteurs. Le mot d'ordre : bio, produits locaux et de saison, produits en vrac, peu d'emballage et selon les magasins : flyers de recettes, ateliers de cuisine bio animations, comptoir pour manger, visites chez les producteurs...
Monoprix : 1ère GSB à lancer sa propre marque de bio en 1990. Voir la mascotte Monop, le petit manchot pour repérer les produits bio. A savoir : les camionnettes de livraison roulent au gaz naturel.
Depuis le début de l'année, beaucoup de GSB s'y sont mises : Carrefour, Casino, Auchan... signe d'une tendance croissante et ... rentable ! Cela leur permet de vendre sous leur marque propre des produits au même prix que les produits des grandes marques. Bref marketing oblige ! Je reste donc mitigée car si les GSB s'y mettent, elles pourraient revenir à une course aux prix dans ce secteur et se fournir dans des pays où l'agriculture biologique est moins contrôlée. Alors oui le bio devient plus accessible mais si c'est possible privilégiez les distibuteurs 100% bio comme Biocoop !
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Savoir lire les boites !
Pour l'achat des oeufs, il faut savoir ce que veut dire :
Label Rouge "plein air" : poules élevées dans des bâtiments avec 9 poules par m2 avec un accès en plein air avec 5m2 par poule. Alimentation végétale et à 65% de céréales.
Label Rouge "libre parcours" : idem mais 10 m2 par poule en plein air.
logo AB : poules élevée exclusivement en plein air (pas de cage), issues de petites fermes limitées à 4 500 individus en volière avec 6m2 par poule. Alimentation à 90% composée d'ingrédients biologiques sans OGM ni antibiotique.
Ne pas se fier aux termes souvent utilisés comme "de ferme", "saveur d'antan", "oeufs frais", "oeufs datés" ... s'il n'y a pas de label, les poules sont élevées en batterie avec une alimentation trafiquée (OGM, médicaments...).
Attention ! plus de 1/3 des oeufs de batterie sont utilisés dans les aliments industriels comme les "pâtes aux oeufs frais", les mayonnaises, les flans et autres desserts en boite. Il faut éviter au maximum ces produits !
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Comment agir concrètement ?
Question très délicate surtout si on est un amateur de viande ! Il suffirait que chacun d'entre nous repense sa relation à la viande pour en manger moins voire plus du tout pour les moins accros. Pour ma part étant seule, c'est plus facile d'autant plus que c'est un produit alimentaire très cher, cependant j'apprécie toujours un bon steak saignant de temps en temps ! Dans tous les cas, pour notre santé et la planète, il faudrait réduire sa consommation, éviter d'en manger à chaque repas et varier les sources de protéines.
La viande de boeuf reste la plus désastreuse pour l'environnement ainsi je priviliégie la volaille. Vous pouvez alterner la viande rouge, le poisson (dont je parlerai plus tard), les oeufs, la volaille dans la semaine. De plus dans les assiettes je réduis la part de viande et j'augmente la portion de légumes (souvent je fais un mélange de féculents et de légumes). Finalement je mange moins de boeuf chez moi mais du coup j'aime me faire plaisir de temps en temps et je ne manque pas au restaurant de prendre un morceau qui sera de toute façon meilleur que celui vendu en supermarché.
Nous pourrions peut-être supprimer la viande un jour par semaine, à l'instar de l'Angleterre ? Cela réduirait déjà considérablement la consommation nationale.
Pour ceux qui ne peuvent pas s'en passer, priviliégez les productions fermières des petites exploitations et choisissez les viandes aux labels de qualité comme LABEL Rouge ou AB (agriculteure biologique)

créer en 1960, atteste que le produit possède un ensemble de caractéristiques garantissant un niveau de qualité supérieure
les pratiques d'élevage sont soucieuses du respect des équilibres naturels et notamment du bien-être des animaux, excluant l'usage des pesticides, d'engrais chimiques, d'OGM...
Votre viande sera un peu plus chère à l'achat mais vous gagnerez en qualité nutritive, gustative, vous favoriserez les petits fermiers au détriments des grandes exploitations et participerez à la sauvegarde du patrimoine naturel.
Pour résumer manger moins mais mieux !
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Viande : boeufs, porcs, poulets ...
Une chose est sure nous sommes des carnivores ! Surtout en France, nous consommons beaucoup de viande (seuls 2% des français sont végétariens). En quarante an la consommation de viande en europe est passée de 56 Kg à 89 kg par personne et par an.

Pour répondre à cette demande croissante mondiale, on a du recourir à l'élévage industriel. Aujourd'hui il occupe 1/3 de la surface de la planète. Or cet élevage intensif est catastrophique pour l'environnement :
- il engloutit une très grande quantité de ressources naturelles ( les céréales cultivées pour nourrir les bêtes au détriment des hommes, 1/3 des poissons pêchés servent à faire des farines pour nourrir en partie les poulets et les porcs, très gourmand en eau, il faut 25 000 litres pour produire 2Kg de viande bovine, du pétrole pour produire et acheminer la viande...)
- il participe à la déforestation pour développer les exploitations agricoles
- il produit énormément de déchets (13 milliards de tonne dans le monde) dont 50% non recyclés polluent les sols, l'eau et l'air.
- émission importante de gaz qui représente 10% du total des gaz à effet de serre
Sans oublier le sort réservé aux animaux :



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pour manger des fruits et légumes cultivés à l'air libre ou sous serre non chauffée :
PRINTEMPS (mars, avril et mai)
Fruits : pommes, pamplemousse
Légumes : asperges, carotte, chou, chou-fleur, côte de bette, épinard, oignons, brocoli, cresson, fenouil, laitue, poireau, pomme de terre
 
ETE (juin, juillet, août)
Fruits : abricot, cassis, cerise, fraise, framboise, groseilles, mûres, pêche, prune
Légumes : ail, brocoli, céleri, chou-fleur, courgette, endive, haricot, petits pois, poivron, tomate, aubergine, carotte, chou, côte de bette, épinard, fenouil, laitue, poireau, roquette, pomme de terre

HIVER (décembre, janvier, février)
Fruits : châtaigne, noix, poire, pomme
Légumes : cardon, carotte jaune, chicorée, courge, chou rouge, endive, petits pois, rampon, carotte, chou, chou de bruxelles, oignon, poireau, radis, topinambour, scorsonère, pomme de terre

AUTOMNE (sept, octobre, novembre)
Fruits : airelle, argousier, châtaigne, coing, noisette, noix, poire, pomme, pruneau, raisin
Légumes : artichaut, aubergine, carotte, céleri, chicorée, chou de bruxelles, côte de bette, haricot, oignon, poivron, roquette, rampon (ou mâche), tomate (sauf nov), brocoli, champignon, chou, courge, endive, fenouil, laitue, petits pois, chou-fleur, topinambour

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" Mangeons au moins 5 fruits et légumes par jour "
Qui n'a pas entendu cette réclame répétée à longueur de journée ? Et bien oui il faudrait revoir dans nos habitudes de manger davantage de fruits et légumes mais pas n'importe comment !
J'avais le réflexe comme beaucoup de gens d'acheter mes légumes et fruits aux supermarchés sans trop me poser de questions sur la saison ou la provenance. Manger des tomates en hiver, pourquoi pas ?
Mais il faut savoir que pour avoir des tomates en hiver, cela implique soit :
- elles ont voyagé de très loin donc pollution en CO2 multipliée (surtout si elles ont pris l'avion)
- elles sont cultivées sous des serres industrielles très énergivores
Dans les 2 cas, elles ont perdu de leur valeur nutritive et gustative car elles ont été cueillis avant maturité pour faire le voyage ou elles n'ont pas suivi le processus naturel pour pousser. On peut s'en rendre compte, les tomates des supermarchés n'ont aucun goût !
Que faut-il faire ?
Manger des fruits et légumes de saison et de production locale !
Dans un premier temps, je continue à faire mes courses au supermarché mais je regarde attentivement l'origine des produits et n'achète plus que ceux de France. Et là on se rend compte que c'est dur car même des produits de saison peuvent provenir d'Espagne ou de Belgique voire du Maroc !

Il est aussi agréable de redécouvir les marchés, j'ai commencé à me ballader dans les marchés de Paris pour acheter mes fruits et légumes, toujours soucieuse de la provenance et favorisant le petit exploitant agricole français.
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Vaste sujet ...
Mais une chose est sure : nous avons pris de très mauvaises habitudes alimentaires tant sur le plan de notre santé que sur le plan environnemental !
Aujourd'hui l'industrie agro-alimentaire nous permet d'accéder à une grande variété de nourriture et cela toute l'année et en grosse quantité. Cependant nous avons d'un côté une population qui ne mange toujours pas à sa faim (15% sur la population mondiale) et de l'autre une population qui connaît des problèmes d'obésité.
un petit repas sur le pouce ? exemple de notre très mauvaise alimentation !
Nous faisons plaisir à nos papilles mais certainement pas à notre corps ni à l'environnement.
Aujourd'hui nous sommes confrontés à une malnutrition dûe en partie par 3 causes :
- une orientation excessive de l'agriculture sur la quantité
- une transformation industrielle souvent discutable
- la perte d'une discipline alimentaire
Aujourd'hui pour se nourrir, nous voulons du "vite fait et pas cher". Cependant la culture intensive, l'exploitation industrielle ont un impact énorme sur nos paysages, sur la consommation des énergies (l'industrie agro-alimentaire utilise les 3/4 de l'eau puisée sur la planète), mais aussi sur le patrimoine génétique car les produits alimentaires sont uniformisés et enfin sur notre santé car les produits perdent une partie de leurs apports nutritifs (causé par la transformation industrielle et le transport).
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